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Tour de Suisse: Sous le signe de la montagne

Le Tour de Suisse commencera ce dimanche à Vaduz. Mathias Skjelmose candidat à sa propre succession

Qui pour succéder à Mattias Skjelmose, maillot jaune du dernier Tour de Suisse? © Keystone
Qui pour succéder à Mattias Skjelmose, maillot jaune du dernier Tour de Suisse? © Keystone

ATS

Publié le 07.06.2024

Temps de lecture estimé : 3 minutes

La 87édition du Tour de Suisse porte bien son nom. Avec des étapes dans l’agglomération zurichoise, un détour par le Tessin et le feu d’artifice final en Suisse romande, le parcours traverse les trois grandes régions linguistiques du pays. Pour la deuxième fois de son histoire, l’épreuve helvétique débutera à l’étranger, après le coup d’envoi dans la petite ville allemande de Rust en 2001. Le départ sera donné dimanche à Vaduz, et comme presque toujours dans ce millénaire, par un contre-la-montre individuel. Après le galop d’essai au Liechtenstein, les arrivées à Regensdorf (ZH) et Rüschlikon (ZH) offriront deux chances aux sprinteurs ou aux chasseurs de classiques, avant la première des quatre arrivées consécutives en montagne, mercredi, au col du Gothard. Le contre-la-montre final de 15,7 km entre Aigle et Villars-sur-Ollon, une habituée du Tour de Romandie, permettra aux favoris du classement général de se départager.

Compte tenu du parcours montagneux, il va de soi que le lauréat de ce Tour de Suisse sera un grimpeur. Le peloton devra en effet surmonter près de 19 000 m de dénivelé sur les 950 km du tracé. Le Danois Mathias Skjelmose (Lidl-Trek) est candidat à sa propre succession mais devra se méfier du Colombien Egan Bernal (Ineos-Grenadiers), vainqueur du Tour de Suisse puis du Tour de France en 2019, du Portugais João Almeida (UAE Emirates) ou des Espagnols Pello Bilbao (Bahrain-Victorious) et Enric Mas (Movistar).

Un Suisse en jaune?

Malgré leur présence en nombre, il paraît difficile d’imaginer l’un des 24 coureurs suisses se hisser en tête du général. En revanche, plusieurs coureurs ont les qualités requises pour briller lors de certaines journées. Marc Hirschi et Mauro Schmid paraissent en effet capables de remporter l’une des premières étapes, lorsque le terrain n’est pas encore trop montagneux. Avec Stefan Küng et Stefan Bissegger, c’est bien un Suisse qui pourrait s’emparer du premier maillot de leader. Les deux Thurgoviens feront partie du cercle très fermé des favoris lors du contre-la-montre initial.

Pour la deuxième fois de son histoire, l’épreuve helvétique débutera à l’étranger

Des défis attendent les organisateurs en altitude, où la neige continue de s’accumuler sur plusieurs mètres. Ils ont déjà dû procéder à une modification du parcours: l’étape reine du vendredi 14 juin, entre Locarno et Blatten-Belalp (VS), ne passera pas par le col du Nufenen. L’abondance de neige rend impossible le franchissement de ce col qui, avec ses 2421 m d’altitude, aurait été le toit du Tour de Suisse. Les responsables étudient deux alternatives. L’une prévoit un deuxième passage par le col du Gothard et de la Furka, en maintenant le départ de Locarno. Une autre serait de raccourcir l’étape en la faisant partir depuis Ulrichen, dans la vallée de Conches.

Sécurité renforcée

Cette année, le Tour de Suisse fera l’objet d’une surveillance particulière en ce qui concerne la sécurité. Après la chute mortelle de Gino Mäder dans la descente du col de l’Albula lors de la dernière édition, les organisateurs ont fait preuve de prudence dans le choix des parcours. «Cela aurait été un mauvais signal de fixer une arrivée après une descente après les événements de l’année dernière», déclare Olivier Senn, le directeur de l’épreuve. Cela explique aussi le nombre relativement élevé d’arrivées en montagne.

Afin d’augmenter encore la sécurité des coureurs, la signalisation des passages délicats a par ailleurs été améliorée, et un troisième médecin de course sera en service.

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