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Portrait: La peinture, le plus beau monde de Valérie Favre

Vivant à Berlin et Neuchâtel, l’artiste Valérie Favre vient de recevoir le Grand Prix suisse d’art, une distinction couronnant une carrière construite en séries thématiques et menée sans concessions.

Portrait: La peinture, le plus beau monde de Valérie Favre
Portrait: La peinture, le plus beau monde de Valérie Favre

Aurélie Lebreau

Publié le 14.06.2024

Temps de lecture estimé : 9 minutes

Difficile de déterminer, dans cette passionnante histoire, qui a choisi l’autre. Valérie Favre s’est-elle dit très tôt que la peinture serait sa vie ou est-ce la peinture qui l’a appelée, alors qu’elle se rêvait pilote d’avion ou capitaine de navire? Probablement les deux. Seule certitude, nous voici face à une trajectoire que rien ni personne n’allait pouvoir modifier. Celle d’une artiste remplissant «une mission auto-infligée», de son aveu, à savoir peindre sans relâche, se confrontant à la marche du monde puis couchant ses analyses sur la toile, armée de ses seuls pinceaux.

«La peinture est le plus beau monde, le monde du faire», synthétise-t-elle, livrant l’une des clés de son univers. Ainsi Valérie Favre ne peint pas en attendant la mort. «C’est toute ma vie. J’ai dû faire des sacrifices et m’extraire de certaines zones de confort.» Pas plus qu’elle ne peint pour faire de jolis tableaux. Pourtant ses toiles sont intensément belles. Envoûtantes. Dérangeantes. Et non dénuée

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