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Chronique: Où la raëlité a dépassé la fiction

Raël, prétendu prophète dont l’envol remonte au milieu des années 1970. © DR
Raël, prétendu prophète dont l’envol remonte au milieu des années 1970. © DR

Marc Aebischer

Publié le 29.02.2024

Temps de lecture estimé : 2 minutes

On avait un peu oublié Raël, «le prophète des extraterrestres». Une documentaire Netflix ramène à la surface l’épopée de cet usurpateur, un des plus prolifiques vendeurs de tapis (volants) de notre ère, et de sa secte.

Frère autoproclamé de Jésus, Moïse et E.T., il est moulé dans sa mythomanie, dans son rêve d’enfant de rencontrer les Elohims, et pointe depuis un demi-siècle un majeur au monde entier. Raël, téléphone, maison! Et ça a marché.

Dans n’importe quel métier de la vente, il triompherait. Il réussirait à refourguer des chaufferettes à un pingouin, des stroboscopes à un épileptique ou une palette de guides Gault&Millau à l’Office du tourisme d’Addis-Abeba.

Comment tant de gens ont-ils pu renoncer à leur raison?

Avant de se faire appeler Raël, le Français Claude Vorilhon voulait d’abord devenir le nouveau Jacques Brel. Il pose ses doigts sur une guitare mais sa carrière fait fausse note; il était nettement plus Jacques que Brel. Alors il pose s

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